Le rythme alpha

La phase préliminaire d’immersion complète terminée, les données collectées sont triées, ordonnées, prêtes à être exploitées. Je les connais par cœur. C’est justement le moment de s’en détacher. Je dois faire montre de créativité, pas d’en fournir un copié-collé.

Pour que des idées émergent, je m’attache à ma table de travail et je cherche. Je laisse la folle du logis divaguer au gré des analogies, des associations… Et je n’empêche surtout pas mes neurones de se placer en rythme alpha, cet état cérébral de semi-vigilance dans lequel devait se trouver Archimède dans sa baignoire, et qui se termina par le fameux Eurêka.

Parfois le travail n’aboutit pas, la maïeutique ne prend pas. Pas d’affolement. Je quitte la table de travail et tente la tactique ultime : l’activité de diversion. Quelque chose qu’on fait mécaniquement et qui permet de ne pas penser, ou de ne pas penser qu’on y pense quand même…
C’est surprenant le nombre de slogans que j’ai trouvés en faisant la vaisselle.